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 Lost in Life and Found in the Void [PV Sho, Naoto, Charlie]

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Kirei Jinsei

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MessageSujet: Lost in Life and Found in the Void [PV Sho, Naoto, Charlie]   Mar 19 Mai - 4:09

Parfois, on dirait que nous sommes naturellement attirés vers la douleur, que tous les êtres humains seraient des masochistes qui ne savent pas échapper à la souffrance, qu'ils la cherchent inconsciemment, qu'ils sont incapables de s'en détacher. Que la peine, la tristesse, la peur, la terreur, le désarroi, la douleur, le Désespoir deviennent des nécessités de la vie. Non pas dans un sens biologique, où les surplus d'adrénaline et d'endorphines amènent les gens à être dépendant des sensations qui engendrent ces substances. Plutôt, dans un sens émotionnel, comme si la seule chose qui est capable de nous rappeler que nous sommes en vie, c'est l'idée même des choses qui nous enlèvent la vie, ou du moins, qui nous la rendent bien trop difficile.

Je crois que, malgré moi, je suis une de ces personnes.



Est-ce le Destin qui m'a toujours poussé vers cette malsaine habitude de m'autodétruire? Est-ce cette chaîne infinie de causes, de circonstances et de conséquences qui a non seulement perturbé mon passé, mais qui ruine le moment présent et le futur? Est-ce une fatalité, suis-je condamné à ne jamais sourire? Est-ce que ce monde n'arrêtera jamais à anéantir mes projets, à démolir mes ambitions avec de cruelles vérités?

Dans tout les cas, on dirait bien que oui.



Je suis une personne terriblement curieuse. Je ne saurai pas être le SHSL Genius si ce n'était pas le cas. Les trois derniers souvenirs offerts par cette fichue salle m'ont déjà fait souffrir. Pourtant, en bon génie et en excellent masochiste, j'y suis retourné une fois le quatrième quartier ouvert, une fois le quatrième souvenir accessible. J'avais besoin de réponses, comme toujours. Mais à quel prix? Eh bien, à ce prix-ci. Au prix de la douce réalisation que mon monde est bel et bien écroulé, que mon pilier m'a longtemps abandonné, que mais vie n'est que néant parmi néant. Pourtant, j'avais mes doutes. Pourtant, j'aurais dû voir tout ceci venir. J'étais aveugle, j'étais naïf. Je tenais tellement à quelque chose que je n'ai jamais pu réaliser que celle-ci n'était plus mienne depuis déjà bien longtemps. Je devrais être décimé par une myriade d'émotions, non? Comme la dernière fois, oui? Comme lors de ma rencontre avec Shirokuma, c'est ça? Non. Enfin, c'est déjà passé. Ma chambre est en ruines, à présent. À l'exception de mon lit et des deux grosses peluches qui y reposent, tout est en désordre. Un chaos bien représentatif de mon esprit. Ou du moins, de mon esprit auparavant. En ce moment même, je ne sens rien. Je suis comme vide. J'ai toujours eu l'habitude de feindre l'absence d'émotions à l'extérieur. À présent, je connais la triste réalité de ne rien ressentir à l'intérieur. Elle est triste, certes, mais bien réconfortante, en même temps. Est-ce pourquoi tant de gens refusent la joie? Pour éviter la peine? Le saut vers le néant fait bien peur, mais une fois que nous y sommes, nous y sommes à l'aise. Il n'y a plus de chaud, plus de froid. Plus de Bien, plus de Mal. Nous y sommes à l'aise et pourtant, j'y suis mal à l'aise. Puis-je vraiment abandonner si facilement? Puis vraiment l'abandonner si facilement? Je n'en sais rien. Avant, je n'aurais jamais douter, j'aurais maintenu ma conviction, ma ferveur, mon But dans la vie. À présent, je doute. Je doute de la véracité de ce qu'on me montre. Je doute de la pertinence de mon projet, de ma participation à ce jeu, de l'issue de celui-ci. Je suis confus. Non pas de cette confusion intellectuelle, celle qui me hante depuis toujours, celle qui me pousse vers la curiosité, vers la recherche de vérité. Mais cette confusion émotionnelle, pourtant abstraite d'émotions en elle-même, qui te montre le grand paradoxe de la vie. Chercher la douleur, éviter la Béatitude. Sentir Tout, ne sentir Rien et vivre les deux en même temps. Si la Vie obéissait réellement aux lois de la Nature, je saurai facilement vivre. Tout ne serait qu'équations simples et prédictions faciles. Mais la Vie n'est pas composée de chiffres. On ne peut jamais prédire la suite. Nous avons des théories, des hypothèses, mais aucune vérité irréfutable. Nous sommes perdus devant la grandeur de la Vie elle-même et subissons ses cataclysmes sans pouvoir comprendre ou agir.

Ou, du moins, je suis perdu.



Oui, je crois que "perdu" résume le mieux cette situation, résume le mieux Ma situation. Je sais bien où je me situe, ne faites pas vos cons. Je suis dans la salle de trahison, assis sur ce divan rouge, la tête reposant entre mes mains. Pourquoi la salle de trahison? Est-ce que je compte trahir? Arrêtez d'être des imbéciles. Je n'ai nul intérêt envers les secrets des autres. Non, je suis dans cette salle pour deux raisons, une pratique, une sentimentale. D'abord, ma chambre est détruite et j'ai décidé d'explorer le nouveau quartier pour tenter de me calmer (avec grand ou aucun succès, c'est selon chacun). Ensuite, en découvrant cette salle, son nom m'a particulièrement interpellé. "La salle de la trahison." Je suis à ma place. Une salle de trahison peut bien être tant pour les traîtres que pour les trahis. Dans les deux cas, il y a de la souffrance. Soit on fait souffrir, soit on souffre. Je suis sûr que vous avez compris dans laquelle des catégories je me suis retrouvé. Donc, je me repose ici pour un temps. Enfin, "repos", c'est un grand mot. Pourtant, je ne saurai le dire autrement. Lamentation? Non, trop pitoyable. Rêverie? Non, trop romantique. Stagnation? Oui, je crois que c'est déjà mieux. Je stagne dans cette salle, je stagne dans la grande noirceur, le vide infini de ma vie infinitésimale.

Je laisse échapper un rire malgré moi. C'est une bonne chose que personne ne peut lire dans mes pensées. Je suis beaucoup trop dépressif en ce moment, c'en est presque dégoûtant. J'ai cette terrible, mais pourtant terriblement efficace capacité à rebondir, à réaliser que je ne suis qu'un imbécile qui passe son temps à monologuer dans sa tête. C'est définitivement mieux que je fasse ainsi, plutôt que de montrer à tous mes vraies couleurs, mais c'est lourd. Lourd pour moi, lourd pour vous. Par contre, je ne trouve pas la volonté à rebondir, contrairement à d'habitude. Me relever, peut-être. Fermer ma gueule, sûrement. Mais rebondir, revenir comme avant, à cette persévérance si étrange, qui amène malencontreusement certains à croire que je défends l'Espoir... Je ne sais plus trop. Peut-être ai-je besoin d'une pause, d'un moment pour reprendre mon souffle, pour prendre connaissance de mon environnement et pour me rediriger adéquatement. Ah! Si seulement j'avais le temps!

Mais qu'est-ce que je dis là? Bien sûr que j'ai le temps. Si j'ai le temps de tomber dans cet état quasi-catatonique, alors j'ai le temps de prendre une pause. De respirer. De faire le vide. Non, pas le même vide. Abruti. Un vrai vide. Un vide encore plus vide que ce vide rempli de tourment et de réconfort. Parce que le tournent et le réconfort, ce sont tout de même des choses. Peut-être pas des émotions, mais des états, du moins. Là, j'ai besoin de tout laisser tomber, ne serait-ce que quelques secondes. Faire une mise à zéro. Un renouveau. Je n'ai pas à me souvenir des bons moments, ni des mauvais qu'on ne cesse de me dévoiler. J'ai simplement besoin d'être seul. Non seul avec soi-même, mais seul avec rien. Absolument rien...

Voilà que je me fais interrompre. Évidemment. Je dis avoir du temps, mais les circonstances semblent toujours contre moi. Il y a du bruit. Pour une fois, je l'entends. Au moins, pendant que mon Esprit ne veut rien faire, mon Corps fait tout. J'ai réussi, pour ne serait-ce qu'une fraction de seconde à ne rien penser, mais aussi à laisser mes sens s'aiguiser. C'est bien étrange. Je ne saurai comment le décrire. C'est loin d'être de la méditation ou de la concentration. Si l'Esprit peut être illuminé, comment peut-on nommer cette illumination du Corps, lorsque l'Esprit est sous vide? Enfin, je ne sais pas. Ce que je sais, par contre, c'est que dans un des gestes les plus fluides que j'ai pu connaître, j'ai su me retourner, me diriger vers le bruit, dégainer mon katana et terminer mon mouvement avec la lame de mon arme sur la gorge de ce nouvel arrivant, sans pour autant le toucher. Je suppose que je deviens paranoïaque quand je ne réfléchis plus. Puis, malgré que mes yeux étaient déjà ouverts, je pris conscience de mon entourage. Ce n'était que Naoto. Tant mieux. Il y a pire comme compagnie, je suppose. Je rangeai rapidement mon arme dans mon fourreau tout en commençant à parler:

-Ah, ce n'est que toi. Désolé.

Mon ton était... Étrange. Il était neutre et serein, mais aussi troublé et tourmenté. Indifférent et blasé, mais aussi intéressé et vif. C'était comme si j'étais à mi-chemin entre la souffrance d'il y a quelques... minutes? enfin, d'il y a quelque temps et le rétablissement que je tentais de parachever en ce moment. Je ne savais plus, en ce moment, feindre l'absence d'émotions. Mais j'étais tellement perdu que je ne savais plus lesquelles paraissaient le plus. Je suppose que Naoto le saura mieux que moi, il est psychanalyste, après tout. Je continuai, pendant quelques instants, à reprendre conscience de mes alentours. Je fixai ma main tatouée, fis bouger mes doigts, formai puis déformai un poing. Puis, je réalisai que Naoto n'avait pas disparu. Donc, je pris à nouveau la parole, tentant malgré moi de paraître normal:

-Enfin, que fais-tu ici? De l'exploration routinière, je suppose?

Sans grand succès, à mon avis. C'est difficile d'agir et d'interagir en ce moment, où tout semble si vague, si éloigné. Enfin, espérons que je reprenne des airs "normaux" (parce que je doute que je sois normal à la base) rapidement, question de ne pas avoir à m'expliquer à qui que ce soit...
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Naoto Hiyaru
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MessageSujet: Re: Lost in Life and Found in the Void [PV Sho, Naoto, Charlie]   Mar 19 Mai - 21:35

"J-Je ne voulais pas te surprendre.."

Mes mots se figèrent quelques peu face à cette action d'auto-défense incontrôlé de la part de mon opposant. Un réflexe, pour sûr, qui allait cependant m'y laisser la peau. Mais comment aura-t-il pu ne pas me remarquer, alors que j'étais pour ainsi dire, en face de lui ? Assurément que les tourments de son esprits vinrent a grandirent plus que de nécessaire. Bien qu'il ne le montrait pas, je pouvais affirmer avec certitude qu'il était vraiment mal à l'intérieur. Je n'en connais pas les raisons; mais pour peu que l'on ai parlé..Cela devait avoir un rapport avec Emi.

Pourquoi je pense cela ? Tout simplement car il y a peu, la chambre des Souvenirs fut utilisé. Le lit était encore chaud et les draps froissés quand je l'eut utilisé pour accéder, moi-même, à mes souvenirs perdues. N'est ce pas ironique ? Ces souvenirs, ces mêmes choses que j'ai souhaité ardemment me souvenir il y a maintenant deux ans; et qui me porte encore préjudice à ce jour.. Malgrés tout ce que souvenir a pu m'apporter en souffrance, je continue à désirer en connaître le sens ? Ca n'a pas de sens, rien n'a de sens.. Rien n'a Jamais eu de sens. Et pourtant , nous sommes tous ici. Enfermé dans un monde meurtrier une nouvelle fois pour certains d'entre nous, à lutter pour une cause que l'on pense juste et qui pourrait s'avérer n'être qu'inepties et chimères.. Vraiment, peut-on vraiment penser qu'en accédant aux procès final et en détruisant l'influence du Désespoir sur ce monde, tout ira bien mieux ? Tout retournera-t'il comme avant, seront nous simplement..

... Heureux ?


Être heureux. En tant que simple humain, c'est ce que nous recherchons absolument a posséder et à garder. Ce même bonheur, aussi éphémère soit-il, nous as été volé par les vestiges d'un passé plus qu'incertain.. Certains peuvent penser à leurs après-midi au parc; à savourer un délicieux pique-nique avec leurs familles. D'autres encore, se souviennent de leurs premières sorties amoureuses ou de leurs grande fête de fin d'années.. De leurs réussites et de leurs exploits, aussi insignifiant soit-ils; qui a fait naître en chacun un magnifique sourire de bonheur sincère.
Mais qu'avons nous vraiment gardé de cela ?
Des souvenirs. Des bribes de rêves perdues dans les méandres du temps, difformés par notre propre subconscient pour le rendre plus beau, ou au contraire; plus noir. Ce même passé qui; maintenant, nous ternis de mauvais rêves que l'on aurait souhaité voir a néant. Ces jours sombres où l'on reçoit les brimades de ceux qui ne peuvent comprendre. Ces jours où l'on se fait disputer pour ce que l'on pensait être "juste"; et non pas "bonne"; les échecs tout comme les trahisons qui noircissent nos cœurs et nous poussent vers un futur bien plus sombre encore..

C'est ce que chacun garde au plus profond de son être. Ce sont ses petites choses qui parviennent à nous tuer à petit-feux; à faire ressortir le coté sombre que l'on retient en chacun de nous; et pour lequel nous nous battons aujourd'hui. Cette situation n'en est pas exempté. Nous sommes à la merci de machines qui, selon leurs paroles; revendique le Désespoir et nous torture d'une douleur immense. Mais... Ceux que l'on appelle "Despair" et "Monokuma"... Sont-ils vraiment nos ennemis ?
Bien que difficile à croire; il n'en est rien. Le Désespoir ne provient pas d'eux; mais de nous-même. Nul besoin de motivation où de pièges, nous sommes nos pires ennemis. Et nous le resterons toujours, j'imagine.. Nul besoin de ses ours pour causer notre propre perte. Nous nous la causons nous-même sans aucuns mal.

Je soupira quelques peu, toujours choqué de ce qu'il venait de se passer. Ma tête dépité n'avait pas changé depuis ma sortie de la Chambre du Souvenir, où j'ai moi-même sondé mes bribes de rêve brisés. Je n'aurais pas voulu savoir ce que j'avais vu ce moment là, j'aurais tant souhaité que tout cela soit faux. Mais Est-ce vrai ? Est-ce faux ? Je ne parvins même plus à distinguer la réalité du mensonge, en ces lieux.

"Disons..Que j'avais simplement besoin de m'aérer les idées. Puis, la curiosité m'a sans-doute conduit ici également.. Mais et-toi, que fais-tu là ? Tu semble bien perdu, ni vraiment "parmi nous". Quelque chose te tracasse ?"

Je ne pouvais pas prétendre connaître Sho Hanekoma. Malgré quelques discussions hasardeuses; nous n'avons pas eu la chance d'en apprendre plus l'un de l'autre. Peut-être était-ce mieux ainsi, après tout.. C'était peut-être mieux ainsi. Il allait pourtant mal, et bien que ma réputation ne me précède pas vraiment, j'aurais voulu l'aider. En tant que Psychanalyste, la première et simple des choses que je pouvais faire était d'être à l'écoute des autres. Mettre a jours les problèmes, puis tenter de les résoudre.. Par la thérapie. L'oublie, l'acceptation, la revanche.. Tant de moyens sont possible pour faire oublier un traumatisme. Le tout est de savoir si la personne à la force de l'oublier.

Alors que je me mis a avancer dans la salle, observant chaque coins comme je le pu; une nouvelle personne semblait arriver dans les environs, à en entendre les pas claquant contre les dalles du sol. Mon regard se tourna alors vers cette personne, s'illuminant d'un vif sentiment que j'aurais souhaité ne point exprimé. Il s'agissait de Charlie. Notre rencontre fut tumultueuse mais dans de bon terme.. Mais Est-ce également la vérité ? Devrais-je croire ce que j'ai vu où bien, ce dont je me souviens ?

"Bonjour.. Anderson-san. Qu'est ce qui t'enmène donc-ici à ton tour ?"

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Elsky (Cielo) Loveley

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MessageSujet: Re: Lost in Life and Found in the Void [PV Sho, Naoto, Charlie]   Jeu 21 Mai - 16:49








La salle de la trahison ? Trahison, ce mot te fait sombrer dans tes pires souvenirs d'enfance, mais malgré tout, ce mot te fait frissonner : la traîtrise représente, après tout, un attrait ragoûtant de l'homme. Et tu adores ça ! C'est si passionnant d'étudier ça... Et si douloureux de vivre ça, mais c'est cela le plus formidable !

Ces souvenirs, tu ne veux y repenser, mais trop tard. Ta vie... Avant ta rencontre avec la mort, tu avais voulu l'oublier. Tu n'avais pas envie de te rappeler de ton père et de ton grand frère, ces lâches qui vous ont abandonné, ta mère et toi. Il s'était trouvé une autre femme et une autre fille. Il s'était trouvé une nouvelle mère et une nouvelle sœur.  

Ta mère ne le savait pas. Elle pensait que comme elle, son ex-mari souffrait de la solitude. Mais en réalité, rien de cela. Tu l'as su par pur hasard. Tu jouais seule dans un parc. Tu profitais de la balançoire. Tu avais entendu des voix familières, mais des rires inconnus. Tu savais que c'était eux. Mais pourquoi ce contraste ? Ah oui... Tu ne les avais jamais entendu rire. Tu les avais fixé longuement. Ils avaient l'air heureux sans vous. Tu as été triste à ce moment-là, mais ton cœur d'enfant a été anéanti lorsque tu as vu deux personnes s'y ajouter. Une femme enlaçant amoureusement ton père et une fille de ton âge tenant la main, parlant joyeusement à ton frère. La famille parfaite... Chose que vous n'avez jamais pu être. Ta famille se résumait à ta mère te traitant comme la septième merveille du monde ; à ton père te traitant comme une mécréante, pour lui, tu étais une enfant indésirée ; à ton frère t'ignorant, te donnant l'impression de ne pas exister, de n'être qu'une âme perdue...

Ça te faisait mal de voir ça, trop mal pour une enfant... Tu étais rentrée chez toi, en larme. Ta mère s'en était grandement inquiétée. Elle t'avait doucement harcelé, voulant absolument connaître ton mal. Tu lui avais souris, un faux, lui disant simplement qu'ils te manquaient. Tu n'as rien dit de plus, rien sur ta récente découverte. Elle y a cru. Tu lui as menti... Devrais-tu dire que tu l'as trahi ? Peut-être...

Ce sentiment de traîtrise a été renforcée quand elle est morte. La gorge tranchée... Les gens s'aveuglaient, se cachaient la triste vérité : elle s'était suicidée. Ta mère a mis fin à ses jours à cause de toi. Parce que tu as été une menteuse, une traîtresse, une indésirée. Elle en a eu marre d'une enfant aussi inutile, aussi pathétique que toi... Ils te disaient que ce n'était pas vrai, qu'elle a été attaquée par un cambrioleur ou d'autres fadaises du même genre. D'autres soutenaient la thèse du suicide, mais disaient la cause était la séparation avec son mari et son fils. Mais tu le sais bien que tu avais raison... Car après tout : la vérité sort de la bouche des enfants. Bien que cela soit une phrase toute faite. Il y avait un fait imparable qui te donnait raison. Tu étais là. Tu l'avais entendu te crier les pires horreurs, d'une voix hystérique. Dire à quel point elle regrettait ta venue au monde, a quel point elle voulait être avec son amour et son chéri. Tu l'avais vu devenir folle, incontrôlable, inconsolable. Tu l'avais vu se saisir du couteau, se trancher la gorge et attendre sa mort arriver, en te regardant avec un sourire calme, mais distordu par la folie.

Tu l'avais perdu, la mort te l'avait prise. Mais en échange, elle t'a donné une nouvelle famille : un père et un grand frère. Le Croque-mort et Freddy. Tu t'étais laissée faire, subissant les caprices du destin. Attendant de voir ce qu'elle te réservait. Et tu n'as pas été déçue, cette nouvelle vie était formidable !

Du moins jusqu'à ce que ces deux-là t'abandonnent aussi. Les traîtres... Ils ont décidé de rejoindre la mort , sans toi. Mais tu ne les en veux pas, après tout tu aurais fait la même chose. Quoi de mieux que la mort ? Mais contrairement à eux, tu n'étais pas aussi égoïste. Tu voulais vivre, dans le but de faire connaître aux autres les joies de la beauté de la mort ! Tu le devais ! Bien que parfois, tu te demandes : Qui te rendra belle quand tu seras morte ? Qui te rendra honneur ? Personne... Raison de plus pour te laisser vivre un peu plus longtemps.

Tu soupires lourdement. La vie est une traîtresse. Il ne faut jamais lui faire confiance. Et ça, tu l'as appris très vite... Bon cessons, de parler traîtrise, et c'est reparti pour l'exploration. Salle de la trahison, te voilà ! Tu reprends enfin la route. T'ayant posé contre un mur du couloir pour te ressasser tes douloureux souvenirs. Aller,  c'en est assez, fini le passé. Bonjour présent et futur ! La Croque-mort est là !

Tu pénétrés dans la salle d'un pas doux. Ayant bien vite balayé ces événements de ton esprit, comme tu l'as toujours fait. Tu commences par observer les lieux. La pièce était le contraste de ta vie : claire, lumineuse. La décoration était un poil simpliste pour toi. Quelques meubles et un écran mural. À part ça, rien de particulier...

Tu remarques une personne. Un homme. C'est Naoto Hiyaru. Et bien pourquoi pas ? Après tout, ce moment passé avec lui n'a pas été si mal, bien que la manière dont vous vous êtes rencontré était assez particulière. Mais tu risques d'être bien épuisée, comme la dernière fois. Tu l'examines d'un bref coup d’œil, ce regard... Que signifie-t-il ? Tu ne sais pas vraiment, bien que la mort n'a aucun secret pour toi. Pour ce qui est de la vie, c'est une toute autre histoire. Tu sais mentir, mais tu ne sais pas déceler un compère qui en ferait de même. Plutôt frustrant. Ton temps passé dans les profondeurs ne t'aident pas vraiment à ce niveau-là... Et bien de toute manière, tu devais bien te confronter un jour plus sérieusement avec les vivants. Chose que tu comptes commencer dans peu, voir peut-être maintenant. Tu lui réponds doucement :

" Ah, bien le bonjour Naoto Hiyaru. J'explore la nouvelle zone qui nous est offerte. En ferais-tu de même ? "

Tu lui offres un petit sourire, avant de remarquer une deuxième personne dans la salle. Tiens, une tête familière. Cet homme, c'est la première personne avec qui tu as eu une interaction dans cette endroit. Tu lui en es bien reconnaissante pour avoir perdu son temps avec l'empotée que tu es. Pour des explications, que tu avais eu beaucoup de mal à croire. Mais maintenant c'est différent, tu es au courante de la situation, tu sais les déroulements qui pourraient se produire ici et surtout : tu sais qu'il avait dit la vérité. Ce jour-là, tu l'avais pris pour un menteur, ne croyant que peu ses dires, pensant tout cela impossible, improbable...

Cependant, certaines choses ont fait pencher la balance. Il t'avait dit la vérité, tu le sais maintenant. Et tu en as légèrement honte, en te remémorant ton attitude à la plage... Enfin bon, maintenant tu es pleinement conscience de ce qui se passe... Ou du moins une bonne partie. Tu t'adresses à lui, gardant le même sourire et maintenant le même ton :

" Bien le bonjour à vous aussi, Sho Hanekoma. "
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Kirei Jinsei

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MessageSujet: Re: Lost in Life and Found in the Void [PV Sho, Naoto, Charlie]   Lun 25 Mai - 22:20

Naoto n'avait pas l'air en meilleure forme que moi. Enfin, c'est faux. Tout le monde a l'air en meilleure forme que moi. Les heureux, les désespérés, les vivants, les morts, tous. Ces gens, au moins, sont quelque chose. Il y a moyen de les définir. Il y a moyen de les reconnaître, de les distinguer, de les différencier. Il y a moyen de les connaître, de les déchiffrer, de les côtoyer. Oui, même les morts. Il faut savoir côtoyer les morts. Surtout dans ce nouveau monde. Mais là n'est pas le but. Ces gens ne sont pas comme moi. Ils sont quelque chose, je suis rien. Je pensais être quelque chose. Mais je semble m'avoir menti tout ce temps, ne serait-ce que pour perdurer quelques instants de plus. Quelques poussières de plus dans la vaste existence de l'univers. Quelques secondes de plus dans l'interminable éternité du temps. Mais pour faire quoi? Rien, apparemment. Je suis encore plus inutiles qu'auparavant. À cette époque, -Ha, époque, c'est gros comme mot. Ça ne fait que quelques minutes, non? Certes, mais une époque n'est pas défini par le temps qui nous en sépare. Elle est défini par le changement qui la détruit.- j'avais un but que je ne savais pas réaliser. Je visais un idéal, mais comme tout idéal, je ne pouvais pas l'atteindre, que ce soit de ma faute, de la faute des circonstances ou de la faute du Destin. À présent, je n'ai même plus de but. Je suis une coquille vide, qui erre sans raison. Dans le passé, je vivais pour une autre personne, pour une personne meilleure que l'être piètre que je suis. Maintenant, je ne vis pour rien. Comment accepter ce changement? Comment trouver un nouveau but? Je n'en sais rien. Je ne sais plus grand chose, en fait. Et pourtant, je dois feindre la vie. Pour des raisons que je ne connais pas, je dois continuer à interagir avec les autres. Avec Naoto, par exemple, qui, bien qu'il aille mieux que moi, ne semble tout de même aller mal. Avec bonne raison, qui plus est. C'est loin d'être agréable de faire face à la mort simplement pour entrer dans une salle. Cependant, j'y vois plus. Enfin, je crois. Il a l'air troublé, ou du moins, quelque peu. Pourquoi? A-t-il fait la même erreur que moi? A-t-il succombé à la tentation, à la curiosité? A-t-il été brûlé par ce feu qu'on nous tend, par ce savoir si dangereux...?

Je n'ai pas la force de demander. Je n'ai pas la force pour faire grand chose, en réalité. Après lui avoir posé cette question, purement par politesse et par convention, je m'écroulai à nouveau sur ce divan. Je l'entendais parler. De plus en plus, j'ai l'impression que ma théorie est bonne. Évidemment, je suis SHSL Genius. J'ai beau ne rien savoir face à l'être humain, mon intuition demeure excellente. Je pense pouvoir percevoir un brin de compassion dans ses paroles, comme s'il sentait le besoin de m'aider, même si nous ne nous connaissions que peu. Si c'est réellement le cas, c'est gentil, mais bien futile. Personne ne peut m'aider. Enfin, seule Elle peut m'aider. Mais il semblerait qu'Elle soit bien indisponible en ce moment. Lorsqu'il eut fini de parler, je relevai la tête. Je devais avoir l'air pathétique, pitoyable, pittoresque. Sans plus y penser, je recommençai à parler à mon tour:

-Ha, quelque chose me tracasse toujours, Naoto... C'est quand quelqu'un me hante que j'ai de la misère...

Je n'aurais pas dû dire ça.  Je ne devrais JAMAIS dire ça. Je m'en fous si c'est vrai. Personne n'a besoin de le savoir. Nul ne devrait connaître mes pensées. C'est un signe de faiblesse. S'ouvrir aux autres, c'est assumer sa faiblesse et s'attendre à ce qu'ils t'aident. C'est une perte de temps. Personne ne m'aidera, à présent. Mais, dans ce cas... Pourquoi lui ai-je dit ça? J'ai beau résister consciemment, mais inconsciemment (qui, ironiquement, semble être la partie prédominante de ma psyché en ce moment), je semble vouloir de l'aide. Je semble vouloir être faible, ne serait-ce que quelques instants. Malheureusement, je ne peux pas me permettre ce luxe. C'est drôle, j'ai l'air à vouloir jouer le psychanalyste, à voir comment je parle de conscience, d'inconscient, de psyché. Ça me fait penser à un livre de Freud que j'ai lu à temps perdu. Cinq leçons sur la psychanalyse. Ce qui m'a accroché, c'était le principe de "sublimation". L'idée que nous pouvions rediriger notre libido, nos pulsions inconscientes, vers des buts socialement utiles. Plus j'y pense, plus je me dis que j'ai vécu ma vie entière en sublimant. Peut-être n'ai-je pas été aussi utile que souhaité, peut-être n'ai-je pas aidé la bonne société en sombrant malgré moi dans le crime organisé, mais je réalise de plus en plus que je ne me suis jamais arrêté pour satisfaire mes propres désirs. Une part de moi pensait que j'étais un égoïste, qui faisait les pires choses dans le seul but de survivre, mais je réalise que ce n'était nullement égoïste. Comme je l'ai dit auparavant, je survivais pour Elle. Donc, je ne suis pas une si mauvaise personne, n'est-ce pas? Je n'en sais rien, et ne tentez même pas de me consoler par pitié. Dès lors, un autre point important me revient à l'esprit: Freud disait qu'il était impossible de parfaitement sublimer. Est-ce pour cela que je souffre tant? Ai-je trop négligé ma propre personne, pour ne réaliser, une fois mon "but supérieur" disparu, que je ne suis que complexes refoulés et énergie gaspillée? Peut-être, mais je refuse d'y croire.

Peut-être que Naoto en saurait plus, mais je suis trop occupé à fixer cet écran.

Cet écran avait les cheveux noirs et les yeux mauves. Cet écran me souriait de ce même sourire qui est ancré dans ma mémoire depuis toujours. Cet écran était une jeune femme que je connaissais, que je chérissais, que j'adorais. Cette métonymie est bien redondante et porte à confusion. Cet écran n'était pas Elle, il ne faisait que l'afficher. Ah! Pourquoi suis-je si incapable de prononcer ton nom? Toi que j'aime, toi qui m'a trahi, toi qui était ma raison d'être, pourquoi ne puis-je pas te parler de manière appropriée? Je refuse d'accepter que ton nom est source de malheur. Tu es Emi Sakuraba. Mon Amie. Mon Amour. Ma Grande Traîtresse. À quand date la dernière fois que je t'ai vue ainsi, affichée sur un écran de télévision? Cela date de bien longtemps en effet. Avant cette apocalypse. J'avais 16 ans, toi, 15. Je m'étais surpris à avoir du temps libre. Je m'étais surpris à te voir sur une télévision. C'était avant que je ne te vois partout où mon esprit se perdait, alors que faisais-tu là? Tu étais avec ta nouvelle famille. Enfin, la seule famille qui t'a accueillie après notre séparation. Cet imposteur de père, comme tous les pères adoptifs le sont, avait finalement réussi sa carrière politique. Il avait réussi à devenir Premier Ministre du Japon. Si seulement il savait ce qui l'attendait dans les années à suivre! Mais passons. Emi, tu étais là, avec ton faux père et ta fausse mère, enfant unique de ce couple impotent. Tu n'avais perdu aucune part de ta beauté. Tu n'es devenue que plus belle, en fait. Tu étais gênée, tu rougissais. Comme toujours. Enfin, avec moi, tu étais pétillante, tu illuminais la salle à toi seule. Mais là, tu avais l'air malaisée. Naturellement, puisque tu n'as jamais eu autant d'attention qu'à ce moment. Je voulais te voir, je voulais te parler, mais je devais me contenter de cet écran. Tout comme en ce moment. Ah! Monde cruel, pourquoi m'arraches-tu celle que j'aime? Pourquoi lui fais-tu croire qu'elle doit m'abandonner, pourquoi me fais-tu croire que je dois l'abandonner?

J'avais un large sourire et une larme aux yeux. Ce n'est pas un visage que j'appréciais afficher, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Doux rebond, tu m'as tant manqué! J'ai toujours cru que mes hallucinations ne servaient qu'à me hanter, qu'à me donner de la misère, comme je l'ai dit à Naoto. Mais je vois que de plus en plus souvent, c'est le contraire. Mes souvenirs me ramènent vers le droit chemin. Ils me rappellent pourquoi je vis, pourquoi je persiste dans ce monde. Zettai Zetsubou peut bien me noyer avec leurs faux souvenirs, j'aurai toujours la vérité en moi. Je connaîtrai toujours mon But. Je me douterai sûrement à nouveau. Mais je répéterai ce même processus. Douleur, Vide, Sublimation. Peut-être étais-je plus efficace à m'adapter que Freud ne l'avait prédit? Est-ce que tous les élèves de Kibougamine ont ce potentiel, cette capacité à dépasser les limites humaines? Est-ce vraiment cela, être un SHSL? Peut-être que oui. Peut-être que non, considérant le nombre de victimes qui étaient pourtant des élèves de cette Académie. Peut-être que ce n'est qu'un potentiel, après tout, qui ne se réalise pas chez tous. Peut-être suis-je simplement unique et apte à gonfler mon égo encore plus. Mais bon, comme la plupart des questions que je me pose, je doute avoir la réponse bientôt, surtout considérant que je suis mon seul interlocuteur...

Ce qui est certes vrai dans ma tête, mais dans le monde physique, j'étais accompagné de deux personnes à présent. Quelques larmes de plus s'étaient échappées pendant ma réflexion, que je m'empressai d'essuyer, espérant que personne ne me remarque faire ainsi. Charlie Anderson semble avoir fait apparition pendant mon moment "d'hystérie médicinale" (terme que je pense employer pour décrire toute hallucination qui s'avère bénéfique à ma santé mentale). Naoto semblait quelque peu... Surpris? Dérangé? Énervé? enfin, il avait l'ait perturbé d'une quelconque façon par sa présence, mais lui salua tout de même. Ah, la beauté de maintenir un masque. (Va savoir si je suis ironique ou non...) Charlie, quant à elle, semblait atrocement sympathique, comme d'habitude. Je ne dis pas "atrocement" dans le sens de "excessivement", mais plutôt "de façon dérangeante". Je ne lui ai parlé qu'une seule fois. Une seule fois, pour l'accueillir dans cette boucherie. Elle avait l'air incrédule, mais je crois avoir été le plus confus parmi nous deux. La croque-mort avait un génie pour lui expliquer sa situation. Le génie n'avait personne pour l'aider à décrypter la mystérieuse dame. Sa personne m'intrigue. Je suis bon pour déceler les acteurs, occupant ce rôle moi-même. Naoto, Jimmy, voire Naoya et cette Anna qui ne cesse de foutre la merde dans les Class Trial. Peut-être d'autres, avec lesquels je n'ai pas eu le "plaisir" de passer un peu trop de temps en leur compagnie. Mais cette Charlie était tout un problème. Est-ce que ses airs calmes et agréables cachent une personne dérangée et psychotique? Y a-t-il un masque semblable au mien à déceler derrière ce visage posé et élégant? Est-elle aussi perdue que moi dans sa personne, ou bien est-ce que je ne me cherche qu'une consolation par rapport à mon propre cas? Je soupire intérieurement. Comment savoir? Je ne peux pas lui demander, et les seuls souvenirs que je puisse accéder sont les miens, depuis que j'ai malencontreusement perdu ce Trust Game face à Naoya... Ah, et puis merde. Ce n'est pas en radotant dans mon esprit que je vais trouver des réponses sur qui que ce soit d'autre que moi-même. C'est plutôt en examinant la personne en question, non? Donc, lorsque Charlie me parla, je me relevai et lui fis face. J'affichai un sourire poli (parce que j'ai beau être de retour à la normale, je ne suis jamais réellement de bonne humeur) et lui parlai d'un ton bien plus naturel que ce que Naoto a pu entendre auparavant:

-Ah, bonjour, Anderson-san. Mes excuses, je ne vous avais pas tout à fait remarquée. J'étais un peu perdu dans mes pensées, disons.

J'étais étonnement honnête et c'était étonnement voulu. C'est rare. Je réussis à me surprendre à tous les moments qui traversent ma vie. Je réussis aussi à toujours me frustrer lorsque je suis poli. Mais si je constate comment elle a tutoyé Naoto et m'a vouvoyé, je dois imaginer qu'elle préfère garder ses distances avec moi et doit être une sorte de maniaque de l'étiquette. Donc, mieux vaut frustrer soi-même que notre centre d'intérêt, n'est-ce pas? Enfin, pour le moment. Peut-être pour mieux la comprendre, lui faire ressortir des émotions plus violentes serait nécessaire. Non, laisse faire. Cette expérience a beau satisfaire toute ma curiosité, je ne veux pas me mettre à risque, mettre mon vrai But à risque. Par contre, il y a toujours des moyens plus inoffensifs pour découvrir les facettes cachées d'une personne. Désolé Naoto, mais je vais te traîner dans une conversation possiblement désagréable. Mais bon, mieux vaut se sacrifier pour la cause, disons... Donc, avant qu'un trop grand silence ne s'installe, je pris une pause plus ou moins décontractée en mettant mes mains dans mes poches, puis parlai en soupirant légèrement:

-Cette pièce est bien étrange, en tout cas. Elle prouve à quel point Zettai Zetsubou -enfin, les organisateurs de ce jeu- ont de l'inspiration lorsqu'ils préparent une nouvelle édition de cette situation...

Je pris une pause, comme pour montrer une hésitation ou un moment de réflexion, puis continuai d'un ton neutre:

-Pensez-vous utiliser cette salle à un moment donné?

Je sais, ce n'est pas la question la plus efficace. Je pourrais lui demander (bien que j'ai l'air à parler aux deux personnes, c'est en aucun cas la réalité) sa (ou ses) victime(s) choisies, mais ce serait peut-être trop. Il y a aussi la possibilité qu'elle me mente, mais c'est en fait une bonne chose. Le plus qu'elle ment, le plus que je vais savoir comment remarquer ses mensonges. Un autre aspect intéressant de cette question est qu'elle permet de nonchalamment évaluer l'intérêt que chacun porte envers la trahison. Parler d'une telle chose peut facilement faire naître un soupçon d'horreur ou une étincelle dans les yeux, selon chacun. J'aurais peut-être pu parler du meurtre récent et de l'exécution d'Orhonia, mais en même temps, je m'en fous complètement et ne pourrais jamais maintenir une conversation sur un sujet aussi bénin. C'est surtout la simplicité du meurtre qui m'ennuie, mais c'est d'un ennui tel que je n'ai même pas le goût d'en parler dans ma tête. Ça en dit gros. À présent, je n'ai qu'à attendre leurs réponses respectives...
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Naoto Hiyaru
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MessageSujet: Re: Lost in Life and Found in the Void [PV Sho, Naoto, Charlie]   Sam 30 Mai - 22:41

Traiter de la personnalité d'une personne en un coup d'œil est de la portée de tous. Mais en voir les pensées profondes où même, les secrets cachés est du domaine de l'impossible, même pour moi. Mais mes yeux ne m'eurent jamais trompé alors que j'observe le visage d'un individu. Plus que des humains, plus qu'un masque ou une apparence teinté de toxines, le visage, le facial, les gestes et les mouvements de chaque individus trahissent leurs pensées profondes. Alors que les mots peuvent mentir, le cœur et le corps, lui, ne peuvent pas. Il y a tellement de petites choses dont l'on ne s'aperçoit que peu, comme le regard. Dans un sens, il peut signifier la timidité et l'évitement. Dans un autre, la culpabilité. Tellement de signes traitant ainsi de la vérité et du mensonge, et ici..

Il n'y a que des Menteurs.


L'un est volontairement mal. Feindre l'ignorance où l'indifférence est souvent utilisé pour se protéger, pour ne pas inquiéter les autres où pour se méfier de son entourage. Tu as, depuis le début de ce DanganRonpa, cher Hanekoma-kun, fait par des sombres pensées qui hante ton esprits. Tu te cache, tu cache tes doutes et ta peur pour t'auto-convaincre de ce qui est vrai ou non. T'auto-convaincre que tu n'es probablement pas fou de penser à tout cela, et de croire que tout pourrait bien se finir..Croire...Qu'elle t'attendra toujours, quand tu la retrouvera. On pense tous croire à des choses qui peuvent être bonnes ou justes, il nous est toujours permis de croire, mais jamais vraiment de réaliser ceux en quoi on croit. Car par définition, la croyance n'est pas une science exacte ni une finalité. Cela reste un mode de pensée, des mots sur un papier..D'autres mensonges que l'on s'auto-administre pour s'adapter les uns aux autres. Ces même mensonges auquel on croit dur comme fer, jusqu'à même pensée que notre futur est tout tracé.
Moi-même, je m'illusionne. Les personnes dirigeants ce jeu l'ont bien compris et profite de nos doutes et de nos croyances pour nous pousser dans nos retranchements. Je n'y avais que peu pensé jusqu'à lors, mais comment peut-on croire que tout cela , nos souvenirs comme nos pensées, sont véritablement vrais, sont vraiment...Nôtre ?
Bien évidemment, en clarifiant ça, je fais allusions à mes propres souvenirs... Ou plutôt, les images qu'on fait naître les Zettaï dans mon esprit à l'aide de leurs puces.. Mensonges ou réalité ? Si cela était vrai, ma vie; à partir même de ce très simple instant, n'aurait plus une seule once d'intérêt. Car aussi grand soit mes rêves, ils ne peuvent voir le jours sans motivation, sans cette flamme qui animerait mon cœur. Sans elle.. Je n'ose pas imaginer ce à quoi je pourrais m'abonner. La mort, peut-être.. Et le fait même d'y penser ne me choquer pas, ni même ne me hante. Etrange, non ?
Mais je préfère alors croire que tout cela n'est que mensonge. Que ma flamme flambe toujours au son de la Sonate du Destin. Mensonges encore, mais je m'oblige a croire , pour ne pas perdre la boule. Pour ne pas commettre une nouvelle fois, des fautes lourdes de conséquences.

"...Sho ? Je pense que nous aurons à parler plus tard.. En privé, bien entendu."

En effet, avec l'arrivé de Charlie et l'état mental de mon "futur patient", traité ici de ces problèmes serait mal venu, et obligatoirement, se tournerait en refus. Il fallait installer un climat de confiance.. Et pour ce faire, j'allais commencer dés maintenant. Mon visage, auparavant muer par la colère, se tourna en un visage beaucoup plus serein, bien que sérieux. Il ne changea pas, et ne changera pas face aux mots de mes deux camarades présents en ces lieux.

"La salle de la trahison.. Personnellement, je n'utiliserais pas cette salle. Nous avons tous nos faiblesses, nos maux, et perdre de précieux dons pour connaître le passé obscure de quelqu'un serait inutile.. Nous sommes tous possiblement traître, et bien que j'aspire à croire en chacun de vous, je préfère de loin être suspicieux à votre égard.. Mes excuses pour mon manque de tact."

Je sais parfaitement bien que mes mots étaient cru, qu'il n'attirerait pas la sympathie.. Mais comment pouvais-je mentir ? Je préfère être franc de ma manière de penser. Rien ne pourrait laisser présager qu'on puisse croire à une personne, en laissant nos yeux entièrement clos. Nous en avons eu la preuve avec le pauvre Takumi, qui vouait une confiance extrême envers Ohronia, et qui pourtant..Se sont rejoins au même endroit à ce jour. Nor l'Enfer ou le Paradis ne peuvent leurs accorder le pardon dorénavant. C'est pourquoi, je revendique ma décision. Je suis prêt à Croire en la bonté de mes camarades, mais non pas à leurs tendre les bras. J'ai déjà assez donné de la sorte..
Mais qu'en était-il d'eux ? Il n'avait pas encore donné leurs réponses, pourtant importante. Ils peuvent surement dire que leurs intérêt pour utiliser cette salle serait moindre, mais Est-ce que leurs corps, eux, répondront de même ?
Il me tuait de le savoir.

"Et quand à vous ? Comptez-vous utiliser cette salle et trahir pour toujours les fragiles liens qui nous unit ? Il n'est pas honteux de le faire, bien sûr.."

[ Mes excuses, je manque un peu d'inspiration. >< ]

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MessageSujet: Re: Lost in Life and Found in the Void [PV Sho, Naoto, Charlie]   Dim 31 Mai - 11:51









Trahison ou bien confiance ?

Face à la question, tu te laisses doucement glousser un coup, avant de commencer à parler de ta voix sereine :

" Oh ? Si j'utiliserais ou non cette salle ? Intéressant... Et bien pour tout vous dire, je suis plutôt confuse à propos de cet endroit. Ou plutôt de son thème. Car la conception même de trahison et de confiance me sont étranges.

La confiance est l'une des meilleurs choses qu'on puisse avoir, c'est un tournant majeur de la vie en société. Et pourtant, elle est aussi une peste, elle nous aveugle, nous fait souffrir et nous amène à notre perte. Elle est primordiale et pourtant à éradiquer. De même que pour la trahison, elle est un fléau qui anéanti tout sur son passage et malgré tout, elle est bénéfique pour certains, les évitant de souffrir ou de disparaître. Elle reste, elle aussi, un rouage important dans notre vie. Les deux sont importantes, mais aussi bonne à disparaître.

Cette pièce est un véritable dilemme. Une décision qui pourrait être un tournant dans notre mode de vie ou manière de penser. Soit on se dit que le monde est beau et pur et on croit aveuglément à la confiance d'autrui. Soit on se dit que n'importe qui serait capable de nous planter un couteau dans le dos et que le meilleur, ce serait de planter ce couteau en premier. Aaah~ quelle douce, mais douloureuse décision à prendre. Devrais-je croire en ce bas monde et être persuadée de pouvoir voir le soleil de demain se lever ? Ou bien devrais-je couvrir mes arrières pour avoir toutes mes chances de voir ce fameux soleil ? Que faire ?

Pour ma part je pense croire à cet univers qui m'est offert. Quoique je pourrais être sur mes gardes et tenter ici une ballade... En fait, je ne sais vraiment pas, je suis faite comme un rat. Cela dépendra de mes envies auprès de cette nouvelle vie... "


Ayant finis ta tirade, tu te permets de souffler un peu. Mais qu'est-ce tu viens de dire ? Qu'est-ce que tu viens de faire ? Étais-tu sincère ? Ou avais-tu menti ? Tu ne sais pas, tes deux masques se sont disputés la place de la parole sans que tu t'en rendes compte. Jusqu'à ne former qu'un pour ne devenir qu'incertitude. Une question pénètre ton esprit, cette question qui te hante depuis des années... Qui es-tu donc Charlie Anderson ?

Tu te ressaisis. Tu regardes tes deux interlocuteurs et d'un fin sourire, attendant leur réponse, ou encore leur réaction.

[ hrp : Navrée que ma réponse soit aussi courte, j'avais pas d'anecdote à raconter entre-deux :c *mon secret pour faire un pavé* ]
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Kohan Chisei
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MessageSujet: Re: Lost in Life and Found in the Void [PV Sho, Naoto, Charlie]   Dim 31 Mai - 13:14

Alors que Sho, Naoto et Charlie discutaient, quelqu'un bouillonnait de rage en regardant ces 3 élèves gâcher leur temps libre ainsi. Kurokuma, puisque c'était de lui qu'il s'agissait, décida qu'il était temps de commencer à bousculer les élèves. Il fit son apparition dans la salle de la trahison, et s'exclama d'un ton irrité :  



" Qu'est-ce que je vois là ? 3 élèves qui dépriment ? Non non non ça ne peut pas aller mes cocos ! Va falloir vous ressaisir un peu ! On se croirait dans amour gloire et beauté là ! Le procès final arrive à grands pas, vous le savez, et vous devriez vous concentrer sur discerner vos alliés de vos ennemis, ne pensez-vous pas ? "

Kurokuma se mit alors à fixer Sho.



" Je pense à toi en particulier mon petit Sho. Arrête donc de pleurer sur ton amour perdu, et ressaisis toi, tu es pitoyable dans cet état ! Tu veux retrouver Emi ? Il va falloir que tu sois digne de la retrouver, et pour cela, sois combatif un peu ! Pour être digne de son désespoir, il faudra un peu plus que ça. Ce désespoir là est mou, apathique, bref, il est NUUUUUUUUUUL ! "

Il regarda ensuite les 2 autres :



" Je sais que vous mourrez d'envie d'utiliser cette salle, alors, qui sera le premier ? Vous êtes sûrs que vous ne voulez pas savoir les petits secrets des autres ? "

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Kirei Jinsei

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MessageSujet: Re: Lost in Life and Found in the Void [PV Sho, Naoto, Charlie]   Mar 2 Juin - 20:58

-Ah. Peut-être.

C'était la meilleure réponse que je pouvais offrir à Naoto. Étant plus ou moins rétabli de mon traumatisme plus ou moins troublant, je ne voyais plus l'intérêt de parler de tout cela. De parler de moi-même. J'ai déjà dit que je ne voulais jamais montrer ma faiblesse, que je savais à quel point les gens n'aideront jamais leurs prochains, mais c'est bien plus que cela. Plus j'y pense, plus je réalise que je n'aurai rien à lui dire. Ou plutôt, qu'il n'aurait rien d'utile à me dire. Bien sûr, je pourrais lui parler de mon passé, de ma vie, de mon Amour, mais à quoi bon? Tout ce qu'il pourra faire, c'est utiliser ces informations, mes informations, contre moi. Même s'il avait réellement l'intention de m'aider, il ne le pourrait pas. J'ai déjà pensé à tout. J'y ai pensé, repensé, merde, je l'ai même vécu à nouveau grâce à ces fichues mais bénites hallucinations. J'en ai parlé, monologué, tergiversé, pendant des heures et des heures. J'ai beau me plaindre d'être mon seul interlocuteur, mais je suis un excellent partenaire de discussion. Surtout lorsqu'il est question de moi-même. Honnêtement, qui outre soi-même peut nous aider à réussir, à se comprendre? Personne. Personne ne peut nous connaître, ne peut nous comprendre et surtout, ne peut nous aider avec ces savoirs si prisés, si essentiels. Donc pourquoi leur en parler? Voilà le problème. En bout de ligne, ce n'est pas que personne ne veut m'aider. Personne ne peut m'aider. Même pas le Super High School Level Psychanalyste. Reste à savoir aussi si j'ai réellement besoin d'aide. J'ai beau souffrir de temps à autre (enfin, sûrement plus souvent que je ne veux l'avouer, mais ce n'est pas important), je finis toujours par récupérer. Même lorsque je crois que c'est impossible pour moi de me relancer vers la vie, je le fais. Ces derniers moments en sont la preuve ultime. Par contre, il y a toujours une partie de moi qui semble vouloir s'ouvrir aux autres. Allez savoir pourquoi. Donc, en fin de compte, j'offre un "peut-être" à Naoto, plutôt qu'un "Vas te faire foutre, tu ne peux pas m'aider." Qui sait, je pourrai être surpris. Je pourrais aussi rester fermement attaché à l'idée que je viens de développer dans ma tête depuis tout ce temps (et je l'espère, car sinon, vous venez de lire tout ça inutilement), mais je sais bien que je suis une personne aux idées chaotiques. Tantôt je pense à quelque chose, tantôt je la réfute, tantôt je réfute ma réfutation, mais tombe à une conclusion différente que l'initiale. Vous n'avez aucune idée à quel point c'est chiant.

Donc, la conversation se poursuivait et mon expérience pouvait commencer. Enfin, presque. Je devais d'abord entendre la réponse de Naoto, qui avait pris des airs plus calmes. Si je peux me permettre de vulgariser sa pensée, il préfère rester dans le doute. Croire que nous sommes dignes de confiance, soupçonner que nous sommes capables de trahison, le tout revient à une méthode très inefficace. Le doute, c'est bien la base de la science, on doute, puis on formule une hypothèse, mais en bout de ligne, il faut parvenir à une conclusion certaine. Idéalement, il faut aussi partir d'une vérité claire et distincte pour trouver une autre qui découle de celle-ci, mais c'est bien rare qu'une vérité telle existe (sauf peut-être le cogito cartésien, mais je n'ai vraiment pas le goût de parler de philosophie en ce moment). Bref, je suis quelque peu déçu du psychanalyste. Ce n'est pas son manque de tact qui m'irrite, c'est son manque d'efficacité. Tant qu'à avoir des soupçons, mieux vaut les confirmer. Enfin, pas en utilisant cette salle, car elle n'est qu'un outil de Zettai Zetsubou pour nous faire sombrer dans le Désespoir (comme toujours), mais vous me comprenez. Mais je doute que je lui ferai part de ces pensées, comme toutes mes pensées, d'ailleurs. Vous me connaissez, je ne suis pas du genre à parler beaucoup. Ensuite vint ce que j'attendais vraiment, la raison même de cette conversation: la réponse de Charlie. Et la première chose que j'aimerais souligner, c'est le détail offert. Franchement, c'est inutile. Nous savons bien ce que sont la confiance et la trahison. Nul besoin d'élaborer là-dessus. Du moins, pas à haute voix. Nous avons des consciences pour une raison. Penser, c'est plus efficace que parler. C'est plus rapide aussi (si on est intelligents, au moins). C'est plus discret aussi, surtout si on tergiverse sur des dilemmes comme celui que Charlie vient de prononcer. En même temps, je ne devrais pas me plaindre. La quantité de paroles offertes par cet unique discours est grandement bénéfique pour ma recherche. Je pensais sincèrement que je serais obligé de passer beaucoup plus de temps avec elle. La simple idée me donne des frissons. Enfin, des frissons intellectuels et non physiques. Le genre de frissons que seul soi-même remarque. Et ce n'est pas parce qu'il s'agit de Charlie que j'ai des frissons. N'allez pas croire que je lancerai une telle insulte. C'est simplement l'idée de passer beaucoup de temps avec qui que ce soit, dans le seul but de mieux les comprendre. Grimace de dégoût intellectuelle. Quelle perte de temps. Quelle inefficacité. Passons. Charlie est coopérative, c'est bien. Elle parle beaucoup, c'est plus ou moins bien. Elle ne m'offre pas une réponse claire et distincte, ce n'est pas bien. Soupir intellectuel. Évidemment, ce n'allait pas être si facile. Hmm... Peut-être que... Non. C'est con. C'est trop facile. Mais... Est-ce vraiment cela? N'y a-t-il simplement aucune conclusion à tirer? C'est triste. Ou peut-être hilarant. Enfin, sûrement les deux à la fois. Oui. Allons avec cette réponse. Il n'y a pas de réponse. C'est surtout décevant, quand on y pense. Je pensais être dans le mystère à cause d'une personne mystérieuse. Cependant, je suis simplement confus à cause d'une personne confuse. Tant pis. Ça ne sert à rien de questionner une personne qui n'a aucune réponse. Soupir intellectuel. Quelle gaspillage de mon temps. Moi qui cherchais une expérience pseudo-scientifique... Donc, je suppose que c'est à mon tour de me prononcer sur l'utilité ou l'inutilité de cette salle. Je vais sûrement leur offrir la réponse la plus courte et la plus décevante, mais c'est la seule réponse que je puisse offrir. Donc, adoptant une position légèrement plus décontractée, je m'assis sur le dossier du divan et commençai à parler d'un ton toujours neutre:

-Ah, je vois. Personnellement, je n'y vois simplement pas l'utilité. J'ai des projets bien plus importants que d'apprendre à vous connaître, que ce soit en bien ou en mal.

Je n'allais pas m'excuser pour mon manque de tact, non plus. Court, décevant, mais honnête. Voilà les paroles que je suis capables d'offrir. Les gens semblent s'entêter à sombrer dans le jeu de Zettai Zetsubou, à chercher des ennuis où aucuns ne s'y trouvent. Confiance. Trahsion. Espoir. Désespoir. J'ai l'air de me répéter aussi souvent que ces thèmes dans ce jeu, mais vraiment, on s'en fout. Enfin, je m'en fous, lorsqu'il est question des autres. Vous connaissez bien mon point faible, nul besoin de le mentionner à tous les coups que nous parlons de trahison. Par contre, avant que je ne puisse continuer la conversation ou prolonger mes réflexions, un de mes fameux "projets" décida de nous rejoindre. Quand on parle du loup, je suppose. À l'arrivée de l'ours noir, un sourire s'afficha sur mon visage. Pas un sourire narquois que je connais trop bien lorsque je suis en mode "Super Con", comme Kenzo dirait. Un sourire étrangement honnête. J'espérais voir cet ours arriver. C'était plaisant de le voir de mauvaise humeur. Je l'écoutais parler attentivement. Sa présence, aussi bien qu'elle est chiante, est toujours pratique, en quelque sorte. Il vient toujours à un endroit avec une raison, une certain motivation. Ce qui est intéressant, c'est de tenter de déceler cette dernière, plutôt que d'hâtivement l'ignorer simplement parce qu'il est irritant. Donc, même lorsqu'il s'adressa directement à moi, mon regard ne changea pas. Toujours puissant. Ce sourire toujours heureux ancré sur mon faciès. Puis, lorsqu'il regarda les deux autres, je ne cessai pas de le fixer. Je savais bien pourquoi il ne me regardait pas lorsqu'il parlait d'utiliser cette salle: il réalisait bien que je n'allais jamais l'utiliser. Nous nous connaissons trop bien pour qu'il tente même de faire allusion que je pourrais perdre mon temps ainsi. Donc, une fois que Kurokuma avait fini de parler, la première chose que je fis, c'est rire. Un rire simple. Un rire qui valait mille mots. Un rire qui montrait mon indifférence, ma déception, mon étrange bonne humeur, ma satisfaction. Tout dans un simple "Ha". Un son bien puissant pour le peu d'air qu'il déplace. Puis, je pris la parole d'une voix forte, assurée:

-Tu as sûrement raison. Je dois me ressaisir. Je dois devenir plus combatif. Je dois devenir digne si je souhaite la retrouver. Mais il a fallu que tu ruines ton beau discours à toujours parler de Désespoir. Pourtant, tu avais si bien commencé! Je ne cherche pas à devenir digne de son Désespoir. Mais ça, tu le sais mieux que moi.

Je n'avais rien de plus à dire. Je n'avais pas besoin de perdre mon temps avec ces histoires d'alliés, d'ennemis, de confiance et de trahison. Donc, je me permets d'ignorer cet aspect de la conversation. Je me permettais d'ignorer Naoto et Charlie pour le moment. Ils sont bien secondaires dans cette situation. L'essentiel, c'était de transmettre un message à Kurokuma. De transmettre un message à Zettai Zetsubou. Je vais la retrouver. Je vais la sauver. Et ils vont regretter le jour où ils ont osé me l'enlever.
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Kohan Chisei
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Nom et prénom: Chisei Kohan
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MessageSujet: Re: Lost in Life and Found in the Void [PV Sho, Naoto, Charlie]   Ven 5 Juin - 10:37

Pour la première fois depuis le début du jeu, Kurokuma avait un air... Dépité. La réponse de Sho l'avait manifestement troublé, et il hésita quelques instants avant de donner une réponse à Sho. Il lui répondit :

" Tu ne comprends pas ce qui est en jeu. Tu ne comprends même pas vraiment ce que tu fais ici. Si je t'ai fait venir dans ce jeu, plus ou moins avec ton aval, c'est parceque tu joues un rôle crucial dans cette histoire. Pourquoi à ton avis je t'aurais donné cette armure avec l'aval d'Emi sinon ? "

Kurokuma soupira et fit une pause de quelques instants. Fallait-il qu'il se confie à Sho, lui, le mastermind du danganronpa ? C'était risqué, et cela allait contre les plans des Ultimate Despair, mais en voyant Sho se fourvoir ainsi, Kurokuma se disait en lui-même qu'il était temps de mettre des choses au clair.

" Tout ce jeu de l'espoir et du désespoir, je ne fais que jouer un rôle là-dedans. Je fus une Ultimate Despair par le passé, mais maintenant, tout cela est fini. Je veux que cette mascarade cesse. Mais je n'ai pas le choix, j'ai choisi mon camp, et tout ce que je peux faire actuellement, c'est regarder de loin ce combat qui ne m'appartient plus. Je suis allée trop loin... Fais attention Sho, le désespoir rôde toujours dans l'ombre, et là où tu ne t'y attends pas. Tu as dû te dire " Mais pourquoi Kurokuma est Emi, ça n'a pas de sens ?! ", mais le fait que je sois Kurokuma est votre meilleure chance de vous en sortir. Je t'aime Sho, et tout ce que je veux, c'est que le monde redevienne comme avant... Mais pour cela, il fallait que je joue mon rôle là-dedans, qui est d'organiser ce dernier jeu macabre où tout va se finir. Je vous ai laissé plein d'indices exprès dans le jeu, pour que vous alliez dans la bonne direction. "


Une autre voix déformée se fit entendre dans les hauts-parleurs de Kurokuma, disant :


" Et pour cela, tu vas payer, Emi...

- Qui êtes-vous ?! Non, ce n'est pas possible ! AAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! "

La dernière personne à voir parlé tomba au sol, manifestement assommée par le nouvel arrivant. Celui-ci dit :

" Je déteste les traitres. Cette discussion est terminée. "


Kurokuma disparut alors.

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